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Créneau
| Sem 3/Sem 5 Sem 5 |
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Prérequis
| Aucun. |
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Enseignant responsable
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Samuel RIPOLL
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Equipe enseignante
| David GUERANGER, Olivier Alain COUTARD, Daniel FLORENTIN, Fabrice HAMELIN, Alain NEVEU, Bastien PELLET, Daniele LAMARQUE |
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Objectifs du module
| Les problèmes politiques peuvent-ils être clairement séparés des problèmes techniques et scientifiques ? Le module propose d'explorer les multiples imbrications entre savoir et pouvoir dans les démocraties contemporaines. La démocratie est souvent comprise comme un idéal politique occidental, fondé sur des institutions telles que les élections, les parlements et la séparation des pouvoirs. Elle aurait ses experts, hauts fonctionnaires, élus, juristes, politologues... Il leur appartiendrait d'identifier les problèmes politiques, d'analyser et d'assurer le fonctionnement des institutions, de produire des politiques publiques. Mais les autres scientifiques, en particulier les ingénieurs, n'ont-ils pas leur mot à dire dans la construction et le renforcement de la démocratie ? Les choix techniques sont souvent lourds de conséquences pour l'avenir d'une société. Pensez, par exemple, à la manière dont le développement de l'automobile a transformé le visage des villes et des territoires du monde, et est encore largement responsable des problèmes de mobilité et de lutte contre le changement climatique. De même, la création de centrales nucléaires, entamée il y a plus de 60 ans, continue de structurer les vifs débats sur la transition énergétique. Comment les élus et les citoyens peuvent-ils s'approprier des sujets éminemment techniques qui, comme les politiques énergétiques, environnementales ou de mobilité, mais aussi l'intelligence artificielle ou la santé, s'appuient sur des savoirs et des compétences bien spécifiques ? Dans quelle mesure les experts participent-ils au débat démocratique, que ce soit par leur propre engagement politique ou par leur propension à façonner les débats autour d'une formulation particulière des problèmes et des solutions ? La légitimité scientifique est-elle nécessaire pour exercer le pouvoir politique ? Il y a aussi souvent des expertises différentes qui se croisent et parfois s'opposent sur un même sujet (ex. sur un projet d'aménagement : économie, urbanisme, écologie, social, etc.) : comment se fait la confrontation entre les différents savoirs organisé? Quel poids respectif ont-ils dans la décision publique ? La relation entre la technologie et la démocratie peut également être vue dans l'autre sens. Si la science et la technologie jouent un rôle central dans la décision publique, comment démocratiser leur production ? Comment devient-on « expert » dans un domaine et en même temps s'en trouve-t-on exclu ? Comment analyser les nombreuses controverses et remises en cause de l'autorité scientifique sur des questions comme le changement climatique ou la santé ? Comment comprendre l'importance croissante du thème de la participation tant dans la décision publique que dans la production scientifique (science participative, expertise et contre-expertise citoyenne, etc.) ? Ce module vise à accompagner les étudiants dans l'analyse critique de ces différentes problématiques, notamment en mobilisant les SHS. |
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Programme du module
| Séance 1. Introduction Séance 2. Introduction (suite) / présentation des modalités d'évaluation Séance 3. La ville intelligente, entre collectivités locales et grandes entreprises privées Séance 4. La sécurité routière, une expertise à plusieurs visages Séance 5. La démocratie comme ingénierie Séance 6. D'une transition énergétique à l'autre : perspectives historiques et politiques Séance 7. Infrastructures et transition énergétique Séance 8. Accompagnement méthodologique Séance 9. Le service urbaine d'eau potable face à la transition écologique Séance 10. La biodiversité, grande oubliée de la démocratie ? Séance 11. Les sciences participatives Séance 12. Contrôler la démocratie. Le cas de la Cour des comptes Séance 13. Restitution des dossiers de controverse et débats |
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Modalités
| 13 séances de 2h30 en classe entière (environ 35 étudiants) |
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Contrôle des connaissances - Règles de validation du module
| L'évaluation s'appuiera sur deux exercices distincts, chacun réalisé en groupes : - La réalisation d'un dossier type " analyse de controverse " par des groupes d'étudiants (environ 7 groupes de 5 étudiants). Ils seront invités à choisir une controverse dans le champ qui les intéresse (avec l'accompagnement du responsable du module) et à produire un dossier final sous forme écrite. Le dossier devra être remis à l'ensemble des étudiants en amont de la séance finale qui permettra à chaque groupe de présenter son travail et d'organiser un débat autour de sa controverse avec l'ensemble de la classe ; - Lors des séances faisant intervenir des personnalités extérieures, des groupes auront en charge - sur la base notamment de textes fournis en amont (articles scientifiques, rapports techniques…) - de poser des questions à l'intervenant et d'animer le débat avec la classe L'évaluation s'appuiera aussi, comme pour l'ensemble des cours de l'ENPC, sur la présence, la ponctualité, et la participation active en cours. |
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Documents pédagogiques - Bibliographie
| Principales ressources pédagogiques du cours. Par exemple : polycopié, livre, site internet… |
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Effectif maximal
| Effectif limité à 35 élèves |
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Département de rattachement
| Département Sciences Humaines et Sociales |
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Nombre de crédits ECTS
| 3 crédits ECTS |
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Mise à jour
| 05 juillet 2017 |
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Code
| TEDEM |